Nos symptômes représentent le langage non entendu de l’enfant. L’enfant connaît l’entière vérité et aspire à notre respect. Si au moins nous nous efforcions de ne plus abandonner notre enfant intérieur, mais de lui donner le respect auquel il aspire depuis si longtemps, notre corps n’aurait plus besoin de symptômes à l’avenir. Notre enfant intérieur a besoin de faire l’expérience de notre rébellion non équivoque, évitant les si et les mais. C’est pourquoi nous avons besoin d’un compagnon, un témoin éclairé, qui sache partager notre rébellion contre nos parents, qui nous donne un soutien et ne doive pas se cacher derrière la neutralité analytique par peur d’une punition venant de ses propres parents.
Alice Miller, Le corps et la morale